1 # 1.1 Au commencement : cf. 2.11 ; 6.64 ; 8.25n,44 ; 15.27 ; 16.4 ; Mc 1.1 ; 1Jn 1.1 ; 2.13s,24 ; 3.8,11 ; 2Jn 5s ; voir Gn 1.1n ; Pr 8.22n ; Ap 3.14n. – était v. 3n,15n ; sur l’emploi du verbe correspondant au sujet du Christ, voir aussi 4.26n. – la Parole (5.24 ; 10.33ss ; 15.3) ou le Verbe, en grec logos (mot masculin, ce qui facilite l’identification au Christ, v. 11,14) ; ce terme, l’un des deux principaux équivalents du mot hébreu correspondant à parole dans l’A.T. grec (LXX), était souvent, pour les premiers chrétiens, synonyme de bonne nouvelle ou d’ évangile (Mc 4.14s ; Ac 8.25) ; il désignait aussi chez les Grecs, et en particulier dans la philosophie stoïcienne (voir Ac 17.18n), le principe divin organisateur du monde et les plus hautes facultés de l’homme (équivalent approximatif de notre mot raison ) ; chez le philosophe juif Philon comme dans les Targums (Tg) la parole de Dieu tend à être de plus en plus personnifiée ; cf. Gn 1.3n ; 1Jn 1.1 ; Ap 19.13 ; cf. Siracide 24.3 : « Je (la Sagesse) suis sortie de la bouche du Très-Haut et comme une vapeur j’ai recouvert la terre. » Philon, De migratione Abrahami, 3-6 : « La parole est l’habitation du père... L’habitation de Dieu n’est pas telle ou telle des réalités qui supportent la description ou tombent sous le sens... que serait cette habitation sinon la Parole antérieure à tous les êtres qui ont reçu l’existence et le devenir, la Parole dont le Pilote de l’Univers s’est emparé comme d’un timon pour gouverner le Tout : quand il façonnait le monde, Il en avait fait son instrument pour assurer l’irréprochable cohésion de son œuvre. » Epître d’Ignace d’Antioche aux Magnésiens 8.2 : « Car les très divins prophètes ont vécu selon Jésus-Christ... Ils étaient inspirés par sa grâce, pour que les incrédules fussent pleinement convaincus qu’il n’y a qu’un seul Dieu, manifesté par Jésus-Christ son Fils qui est son Verbe sorti du silence, qui en toutes choses s’est rendu agréable à celui qui l’avait envoyé. » – auprès de : la préposition grecque comporte une idée d’orientation, sinon de mouvement ; avec un verbe de mouvement, elle est souvent traduite par vers ou à ( aller, s’en aller vers, venir à ; v. 19n,29,42,47 etc. ; aussi venir trouver quelqu’un, 3.2 etc. ; en ce qui concerne la relation entre Jésus et le Père, voir ses emplois en 5.45 ; 7.33+) ; avec un verbe de parole, elle indique le destinataire, celui à qui la parole s’adresse (p. ex. 2.3, lui dit ; 10.35) ; certains comprennent ici tournée vers Dieu ; mais le sens peut être aussi avec Dieu, devant Dieu, chez Dieu, en relation avec Dieu ; de même au v. 2 ; cf. v. 18n ; 5.27-30 ; 14.3n ; 17.5 ; Es 55.11 ; Pr 8.30 ; 1Jn 1.2n ; Ap 12.5. – était Dieu : cf. v. 18 ; 5.18 ; 10.33 ; 12.45 ; 14.8 ; 20.28 ; voir aussi Ph 2.6 ; Col 1.15 ; Hé 1.3. Au commencement était la Parole ;la Parole était auprès de Dieu ;la Parole était Dieu.

Lire Selon Jean 1