INTRODUCTION
La première lettre de Pierre est adressée aux chrétiens de cinq provinces romaines situées au nord et à l’est de l’Asie Mineure, la Turquie actuelle. Ils vivent là comme des étrangers parce qu’ils sont chrétiens (1.1 ; 2.11). Ils sont méprisés et rejetés par la société. Ils sont accusés faussement et peut-être même menacés de mauvais traitements.
L’auteur écrit pour soutenir leur foi et leur espérance, et les encourager à vivre comme le peuple choisi par Dieu.
La première lettre de Pierre s’adresse à des chrétiens d’origines religieuses diverses. Maintenant ils sont nés de nouveau. Ils ne se conduisent plus comme leurs ancêtres ni comme les gens de leur entourage (1.13–2.4). Ils forment le peuple de Dieu (2.4-10). Ils peuvent supporter les difficultés et les souffrances parce qu’ils ont une espérance qui les fait vivre (1.3,13,21 ; 3.15).
Dieu a relevé Jésus-Christ de la mort : voilà ce qui fonde l’espérance chrétienne. Cette espérance conduit à accepter les insultes et les mauvais traitements comme Jésus l’a fait. Jésus a souffert, il a été insulté et il a été rejeté. Il n’a pas rendu le mal pour le mal, mais il a mis sa confiance en Dieu (4.12-19). La première lettre de Pierre affirme ceci : la vie et la mort de Jésus-Christ sont un modèle pour le chrétien.
Ce modèle indique comment vivre avec les non-chrétiens et dans la communauté chrétienne. La lettre donne en particulier des conseils à ceux qui sont dans une position inférieure (2.18–3.6). Il s’agit des serviteurs qui ont un patron non chrétien, et des femmes qui ont un mari non chrétien. Leur comportement peut faire comprendre aux autres ce qu’est la foi chrétienne. Dans la communauté, l’amour et le respect des uns pour les autres guident les responsables, les jeunes et chacun des membres (5.1-7 ; 1.22–2.3). Cette manière de vivre montre à ceux de l’extérieur qu’on ne peut rien reprocher aux chrétiens.
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