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D’Abraham à Jésus-Christ
Lc 3.23-38
1 # 1.1 Généalogie : litt. livre de l’origine ; le terme grec correspondant à origine signifie aussi naissance (v. 18 ; Lc 1.14) et a donné notre mot genèse, cf. Gn 2.4n ; 5.1 ; voir aussi Lc 3.23ss. – fils de David 9.27+. – Abraham Gn 22.18. Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham.
2 # 1.2 Cf. Gn 5.1ss ; 10–11 ; 1Ch 1–9. Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ; 3#1.3 avec Tamar : litt. de Tamar, de même v. 5s ; cf. Gn 38 ; Testament de Juda 10.1 : « Thamar, une Mésopotamienne, fille d’Aram. » – Pharès et Zara, d’après LXX, pour les noms hébreux Pérets et Zérah. – Hesrom, pour le nom hébreu Hetsrôn, cf. Gn 46.12 ; Nb 26.21.Juda, avec Tamar, engendra Pharès et Zara ; Pharès engendra Hesrom ; Hesrom engendra Aram ; 4#1.4 Cf. 1Ch 2.9ss ; voir aussi Ex 6.23 ; Lc 3.33.Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Naassôn ; Naassôn engendra Salmôn ; 5#1.5 Rahab Jos 2. – Boes : orthographe originale pour Booz ; les mss de LXX portent Booz ou Boos, d’après l’hébreu Boaz (Rt 2.1n). – Ruth Rt 1–4. – Yobed ou Obed. La forme qui apparaît ici correspond à celle qui figure dans certains mss de LXX. – Jessé, également transcrit Isaï.Salmôn, avec Rahab, engendra Boes ; Boes, avec Ruth, engendra Yobed ; 6#1.6 femme d’Urie 2S 11–12.Yobed engendra Jessé ; Jessé engendra David.
Le roi David, avec la femme d’Urie, engendra Salomon ; 7#1.7 Abiya ou Abia, également appelé Abiyam, cf. 1R 15 ; 2Ch 13. – Asaph, pour le roi Asa, 1R 15.9-24 ; cf. Ps 50.1 ; 73–83.Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abiya ; Abiya engendra Asaph ; 8Asaph engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; 9#1.9 Joatham, pour Jotam, d’après LXX ; cf. 2R 15.32ss ; 2Ch 27.Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ezéchias ; 10#1.10 Amos, pour Amôn, d’après certains mss de LXX ; cf. 2R 21.19-26 ; 2Ch 33.21ss.Ezéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amos ; Amos engendra Josias ; 11Josias engendra Jékonia et ses frères au temps de l’exil à Babylone.
12 # 1.12 Salathiel, d’après LXX, pour l’hébreu Shéaltiel (cf. Ag 1.1 ; Esd 3.2 ; 1Ch 3.17ss). Après l’exil à Babylone, Jékonia engendra Salathiel ; Salathiel engendra Zorobabel ; 13#1.13 Eliakim, pour le nom hébreu Eliaqim.Zorobabel engendra Abioud ; Abioud engendra Eliakim ; Eliakim engendra Azor ; 14#1.14 Sadok, pour le nom hébreu Tsadoq.Azor engendra Sadok ; Sadok engendra Akhim ; Akhim engendra Elioud ; 15Elioud engendra Eléazar ; Eléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ; 16#1.16 Christ (d’après le grec), comme Messie (d’après l’équivalent hébreu), signifie oint ; dans l’A.T., ce terme s’applique fréquemment aux rois ou aux prêtres d’Israël, consacrés par une onction d’huile sainte ; au temps de Mt, ce nom désignait en particulier le grand libérateur attendu par les Juifs (Es 61.1 ; Dn 9.25ss ; Ps 2.2-6) ; voir aussi Phm 11n.Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, celui qu’on appelle le Christ.
17 # 1.17 Cette insistance sur trois fois quatorze a été diversement interprétée, selon les multiples rapprochements possibles avec la littérature rabbinique. Ainsi, quatorze est la somme des valeurs numériques des trois lettres hébraïques qui forment le nom de David (le quatorzième de la liste) ; 3 x 14 (= 6 x 7) marquerait l’accomplissement de la grande semaine de l’histoire du salut et l’entrée dans le sabbat messianique qui doit suivre ; ou, par analogie avec les mois lunaires, les quatorze générations d’Abraham à David évoqueraient la phase de croissance (quatorze jours de la nouvelle à la pleine lune), celles de David à l’exil, le déclin (de la pleine lune à la fin du mois), enfin celles de l’exil à Jésus, la restauration de la plénitude. Il est clair en tout cas que, pour l’auteur, la venue de Jésus constitue un accomplissement de l’histoire d’Israël. Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, et quatorze générations depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ.
La naissance de Jésus
Lc 2.1-7
18 # 1.18 Cf. Ascension d’Isaïe 11.2ss : « Je vis une femme, de la famille du prophète David, du nom de Marie ; elle était vierge et était fiancée à un homme du nom de Joseph – un artisan, lui aussi de la descendance et de la famille de David le juste –, qui était de Bethléem de Juda, et qui entra en possession de son lot. Et, lorsqu’elle fut fiancée, elle fut trouvée enceinte, et Joseph, l’artisan, voulut la renvoyer. Mais l’ange de l’Esprit apparut dans ce monde, et après cela Joseph ne renvoya pas Marie et la garda ; mais lui ne révélait à personne cette affaire. Et il ne s’approcha pas de Marie, et la garda comme une vierge sainte, bien qu’elle fût grosse. » – naissance : voir v. 1n. – fiancée : le terme employé ici suggère que, selon les coutumes de l’époque, Marie et Joseph étaient déjà considérés comme légalement mariés mais ne vivaient pas encore sous le même toit (cf. v. 19nss) ; cf. 25.1-13. Voir « La naissance de Jésus : récits et légendes »♦. – par le fait de l’Esprit saint : cf. Lc 1.35. Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit saint. 19#1.19 mari : le même mot (litt. homme) a été traduit par époux v. 16 ; il est employé ici selon la perspective juridique de l’époque concernant les fiançailles (v. 18n) ; cf. Ap 21.2. – juste : le terme peut être compris ici au sens de fidèle pratiquant de la loi de Dieu, mais aussi au sens plus général d’ homme bon ; en tant que juste, au premier sens du terme, Joseph aurait pu s’estimer obligé de répudier une épouse infidèle pour ne pas contracter une union impure (cf. Dt 24.1) ; mais on pourrait aussi comprendre que sa justice consiste à ne pas vouloir la dénoncer publiquement. Sur le mot juste et la notion de justice, cf. 3.15n ; 5.45 ; 9.13 ; 10.41 ; 13.17,43,49 ; 23.28s,35 ; 25.37,46 ; 27.19 ; voir aussi Lc 1.6. – dénoncer publiquement : le mot grec correspondant à cette expression et un autre, très voisin, se retrouvent respectivement en Col 2.15 (livrer en spectacle) et Hé 6.6 (déshonorer publiquement). Cf. Nb 5.11ss ; Dt 22.23ss. – en secret : même terme 2.7 ; Jn 11.28 ; Ac 16.37.Joseph, son mari, qui était juste et qui ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la répudier en secret. 20#1.20 l’ange du Seigneur : autre traduction possible un ange du Seigneur ; de même v. 24 ; 2.13,19 ; 28.2 ; Lc 1.11 ; 2.9 ; Ac 5.19+ ; cf. Gn 16.7,13 ; 22.11,15 ; Ex 3.2. – en rêve 2.12s,19,22 ; 27.19 ; cf. Gn 20.3-7 ; 31.24 ; 46.2-4 ; Ac 16.9 ; 18.9 ; 23.11. – n’aie pas peur : cf. 10.31 ; 14.27 ; 17.7 ; 28.5,10 ; voir crainte. – l’enfant qu’elle a conçu : litt. ce qui a été engendré en elle ; cf. Lc 1.35.Comme il y pensait, l’ange du Seigneur lui apparut en rêve et dit : Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient de l’Esprit saint ; 21#1.21 Jésus : le nom est traditionnellement rapproché d’une racine hébraïque qui signifie sauver, délivrer ; il fait aussi assonance avec le verbe grec traduit par sauvera ; cf. Nb 13.16n ; Es 1.1n ; Ps 130.8 ; Jn 4.42 ; Ac 4.12 ; Hé 5.9 ; voir aussi Lc 1.31. – péchés Jn 1.29 ; 1Jn 2.2 ; 3.5.elle mettra au monde un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22#1.22 Cf. 2.15,17,23 ; 3.3,15 ; 4.14 ; 8.17 ; 12.17 ; 13.14,35 ; 21.4 ; 24.15 ; 26.54,56 ; 27.9 ; voir aussi 5.17 ; Esd 1.1.Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par l’entremise du prophète :
23 # 1.23 Es 7.14 (LXX) . – avec nous : cf. 28.20 ; Es 8.8-10 ; So 3.17 ; Ag 1.13 ; Jn 1.14 ; Rm 8.31 ; Ap 21.3. La vierge sera enceinte ; elle mettra au monde un fils
et on l’appellera du nom d’Emmanuel,
ce qui se traduit : Dieu avec nous. 24A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. 25#1.25 n’eut pas de relations avec elle : litt. ne la connut pas, cf. Gn 4.1n. – jusqu’à : la préposition grecque qui apparaît ici ne permet pas, à elle seule, de conclure que Marie a eu des relations avec Joseph après la naissance de Jésus ; voir cependant 12.46 ; 13.55. – un fils : plusieurs mss et versions anciennes portent son fils premier-né. Cf. Lc 2.7.Mais il n’eut pas de relations avec elle jusqu’à ce qu’elle eût mis au monde un fils, qu’il appela du nom de Jésus.
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