Parallel
39
1Connais-tu la saison
où naissent les petits bouquetins des rochers,
et as-tu vu les mères leur donner le jour ?
2As-tu compté combien de mois elles les portent ?
Sais-tu à quel moment se produit la naissance ?
3Elles se baissent en mettant bas leurs petits,
afin de déposer leur portée sur le sol.
4Grandissant en plein air les petits prennent force ;
puis ils quittent leur mère et ne reviennent plus.
*
5Qui a lâché l’âne sauvage en liberté ?
Qui l’a laissé partir en détachant ses liens ?
6Je l’ai fait habiter dans les régions arides ;
le milieu où il vit, c’est la terre salée.
7Il n’a que moqueries pour la ville bruyante
et il n’entend jamais les hurlements d’un maître.
8Son pâturage est la montagne qu’il parcourt,
et tout ce qui est vert, il le cherche avec soin.
*
9Le buffle voudra-t-il se mettre à ton service ?
Est-ce qu’il va passer la nuit dans ton étable ?
10Pourras-tu l’atteler pour labourer ton champ ?
Te suivra-t-il dans le vallon avec la herse ?
11Te fieras-tu à lui, à son énorme force,
pour lui abandonner ce que tu as à faire ?
12Vas-tu compter sur lui
pour ramener ton blé et rentrer ta récolte ?
*
13Les ailes de l’autruche ont un rythme joyeux ;
et quel gracieux duvet, quel plumage elle porte#39.13 Le sens de ce verset a donné lieu à des traductions diverses. – l’autruche : sens probable d’un terme qu’on ne trouve pas ailleurs. – elle porte ou elle est mère (d’un gracieux duvet) : avec une autre consonne le texte hébreu traditionnel pourrait signifier : Si (seulement) elle avait… ! Le terme rendu par gracieux est parfois traduit la cigogne. !
14Mais quand elle abandonne ses œufs sur la terre
et les laisse incuber à même la poussière,
15elle ne pense pas qu’on peut marcher dessus,
que les bêtes des champs peuvent les écraser.
16Pour ses petits, elle est une mère très dure,
à croire qu’ils sont tous des étrangers pour elle :
avoir peiné pour rien la laisse indifférente.
17C’est que je ne l’ai pas dotée de la sagesse,
et elle n’a pas eu sa part d’intelligence.
18Mais dès qu’elle se dresse et s’élance en avant,
pour elle c’est un jeu de laisser à distance
cheval et cavalier.
*
19Est-ce toi qui donnes au cheval sa vigueur ?
et qui as habillé son cou d’une crinière ?
20ou qui le fais bondir comme une sauterelle ?
Son fier hennissement provoque la terreur.
21Il frappe du sabot le sol de la vallée ;
tout joyeux de sa force,
il s’élance au-devant du front de la bataille.
22Il méprise la peur, il ne s’effraie de rien,
et ce n’est pas l’épée qui le fait reculer.
23Quand il entend sur lui le carquois cliqueter,
quand la lance et le sabre jettent des éclairs,
24tout vibrant d’impatience, il dévore l’espace.
Quand la trompette sonne, il ne se retient plus.
25Il répond au signal par un hennissement.
Il reconnaît de loin l’odeur de la bataille,
le hurlement des officiers, le cri de guerre.
*
26As-tu conçu la migration de l’épervier,
quand il prend son envol en direction du sud ?
27Est-ce sur ton ordre que le vautour s’envole,
ou qu’il place son nid à très grande hauteur ?
28Il s’établit dans les rochers, et il séjourne
sur une dent rocheuse impossible à atteindre.
29De là-haut, il guette une proie,
ses yeux l’aperçoivent de loin,
30car ses petits sont avides de proies saignantes.
On le trouve partout où gisent les cadavres#39.30 Comparer Matt 24.28 ; Luc 17.37..